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Avancées pour les piles à combustible

Pour nous, français, qui n'avons pas la chance de disposer d'une manifestation accueillant un pôle piles à combustible, Hanovre est un point de vue sur une technologie qui, si elle se cherche encore beaucoup, est toujours en effervescence. Pour s'en convaincre, il suffisait de faire le tour des stands qui regroupaient plus de 70 sociétés autour d'un podium d'animation central sur lequel avaient lieu en perma­nence des tables rondes et conférences. Une réussite dont se félicitaient les organisateurs qui ne comptaient que 10 exposants lors de la "premiàre" en 1995. Quoi de neuf cette année en dehors des traditionnelles voitures ou vélos intégrant différents systèmes basés sur les PàC. Nous avons particulièrement remarqué deux participants. Tout d'abord Air Liquide dont c'était la première à Hanovre. Une première appuyée par la présence de son vice-président, François Darchis, qui résumait les ambitions de sa compagnie : « Notre ambition n 'est pas de devenir un grand énergétiden, mais d'être un producteur et un distributeur d'hydrogene. 88 % de l'univers en est composé mais il faut développer et construire les infrastructures. » Faut-il voir dans cette présence les prémisses de la mise en place d'une industrie de production et d'un réseau de distribution pour nos futurs véhicules ? Air Liquide avait fait le déplacement avec sa filiale Axane Fuel Cells qui présentait un prototype de mini groupe électrogène, le Roller Pac, qui sera construit à un millier d'exemplaires à partir de 2004. D'une autonomie de 6 à 8 heures, il fournit 2 kW sous 230 V, pèse 75 kg et son réservoir d'hydrogène sphérique contribue à un design intéressant. Son prix : de 5 000 à 6 000 ˆ.
Philippe Paulmier, directeur des ventes, parie pour « un décollage de la PàC pour la prochaine décennie ». Autre approche, celle du russe Indépendant Power Technologies. Alexander Yuzefovsky, son manager, y a rappelé que pour les Russes « la technologie des PèC est ancienne. Notre expérience remonte aux années 1970 et nous avons eu des bus équipés de PàC à Moscou en 1980. Notre produit d'une puissance de 6 kWest destiné aux applications stationnaires et maritimes. Nous recherchons des partenaires pour son développement commercial en Europe de l'Ouest ». Subsiste quand même un problème de taille : le coût de la production de l'hydrogène.